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Fonds publics dilapidés

Investissement Québec (IQ) s’est bien servi. Charité bien ordonnée commence par soi-même, dit-on. C’est exactement ce que IQ a fait en se payant des primes de rendement de l’ordre de 4 M$. De la petite bière, me direz-vous, mais c’est tout de même de l’argent qu’on vient chercher dans nos poches. C’était un secret bien gardé jusqu’à ce que la vice-première ministre, Dominique Anglade, ne découvre le pot aux roses. IQ avait tout fait en sauvette. Cette société d’état refusait de divulguer le montant des primes de performance accordées à ses employés.

La vice-première ministre a failli s’étouffer en apprenant la nouvelle. Enfin, pas à ce point là mais disons tout simplement qu’elle a été surprise. Et l’explication de IQ est à se tordre de rire : «Il faut savoir que les montants versés en primes et en bonis sont en réalité véritablement déboursés durant l’exercice financier suivant. Ce qui entraîne souvent des écarts entre les sommes divulguées lors du dépôt du rapport annuel et les sommes réellement versées aux employés» a expliqué Isabelle Fontaine, directrice principale des affaires publiques chez IQ. La belle affaire ! On nous prend vraiment pour des cruches.

Faut-il ajouter que le nombre de cadres est passé de 51 à 88 dans les rangs du bras investisseur du gouvernement du Québec, un bond de 72,5 %. Quant au nombre d’employés, il a grimpé de 3,3 % pour atteindre 427 employés. Cette augmentation de gestionnaires a fait bondir la masse salariale. La rémunération pour les cadres d’IQ est passée de 9,1 M$ à 14,3 M$ au cours de la dernière année, une augmentation d’à peine 57 %. Des privilégiés, je vous le dis. À cette somme, il faut ajouter les avantages-assurances, fonds de pension et abonnement à une clinique privée, offerts aux gestionnaires qui sont passés de 1,1 M$ à 1,75 M $. Tout de même !

Cette situation n’est qu’un simple exemple de la démesure, de la dilapidation désordonnée de fonds publics. C’est tout simplement dégradant pour l’ensemble des travailleurs québécois qui suent à grosses gouttes cet été pour faire marcher la maudite machine. On les prend pour acquis. On ne leur donne pas de primes au rendement parce qu’ils sont productifs. Il faut abolir ces primes au rendement et le plus tôt sera le mieux.

J’ignore ce que font ces fonctionnaires dans leur petit bureau douillet, à Montréal ou Québec, mais je connais un travailleur qui est essentiel à ma qualité de vie et que je vois en action chaque mardi de la semaine sous ma porte à Blue Sea. Il s’agit du travailleur qui danse sur une plaque de métal du camion-ordures qui fait le porte-à-porte à Blue Sea. Ce travailleur n’a pas de temps à perdre. Il faut le voir agir pour comprendre toute la dextérité dont il fait preuve pour manutentionner mon gros bacs à ordures. Il est, et de loin, le travailleur le plus important pour moi. Il n’a pas droit à une prime de rendement au terme de sa journée de travail. Encore moins de remerciements. Il ne fait pas partie de la classe des privilégiés comme bon nombre de travailleurs de son acabit. Mais je sais que je peux compter sur lui chaque semaine, à 30 degrés l’été et à -30 degrés l’hiver, sous la pluie, comme sous la neige. Les employés à cravate d’IQ ne lui vont pas à la cheville. Alors, vos primes de rendement, vous pouvez bien vous les foutre… là où je pense !

Jean Lacaille

info@jeanlacaille.com

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Jean Lacaille

Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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