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UN SILENCE INQUIÉTANT

Que faut-il comprendre du silence de la population de la Vallée-de-la-Gatineau sur ce manque à gagner de 250 M$ dans les services de santé, sociaux et d’éducation en Outaouais décrié par les maires de la région la semaine dernière ? Qu’elle dort au gaz ? Si c’est le cas, c’est très inquiétant. C’est qu’elle est devenue soumise avec le temps ou bien qu’elle se dit que tout est souvent à recommencer dans la Vallée-de-la-Gatineau.

Ce qui se déroule actuellement dans ce dépouillement orchestré par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), à la demande express de leur ministre Gaétan Barrette, me fait penser  au scénario qui s’est déroulé en 1967 à l’usine Sogefor Maki. Un conflit travailleurs-patrons qui a mené à une grève. Sans convention collective de travail depuis deux ans, à l’époque, les travailleurs et travailleuses ont décidé de mettre de la pression sur leurs patrons et un long conflit ouvrier s’est alors enclenché.

Je m’en souviens, parce que j’y étais. Nous avons fait des pieds et des mains pour améliorer notre sort, mais les patrons de la Société générale de financement (SGF), financée par le gouvernement du Québec, n’ont rien voulu savoir. Et l’entêtement a fait en sorte que le temps n’a pas arrangé les choses. Il s’en est suivi des pertes d’emplois et surtout le départ d’une centaine de familles vers Gatineau. Ces familles ne sont jamais revenues laissant un trou béant économique que la région n’a vraiment jamais digéré. Le portrait démographique de la ville et de l’ensemble de la région a été modifié de façon drastique. Ces départs n’ont jamais été comblés. Il y a bien eu quelques manifestations dans les rues de la ville à l’époque mais rien de trop soutenu si bien que résolus à leur sort, les gens sont rentrés chez eux sans trop maugréer avec les effets négatifs qu’on subit encore aujourd’hui quand il est question de ce conflit.

Et le même scénario se dessine aujourd’hui. Graduellement, un organisme qui est dirigé à l’extérieur de la Vallée-de-la-Gatineau est en train de gruger nos acquis en matière de santé, de services sociaux et d’éducation. Il est clair que les patrons régionaux du CISSSO, avec en tête leur sympthique président directeur général, Jean Hébert, qui ne répond ni à Dieu ni à Diable, bien emmitouflé dans sa tour d’ivoire appliquant la Réforme Barrette à la lettre. Ils sont des exécutants d’un ministre aveuglé par son défi personnel de mater le monde de la santé, des services sociaux et de l’éducation par la décentralisation des services du raral vers l’urbain.

À moins que la population ne se réveille soudainement, et je dois bien convenir que ce n’est pas le cas actuellement, la Vallée-de-la-Gatineau sera de plus en plus pauvre de tout. Il appert que, dans le moment, rien ne la fait réagir. Quand on aura tout perdu, je suis convaincu qu’il s’en trouvera pour dire qu’on aurait donc dû réagir.

Si la population ne réagit pas, qu’elle se laisse déshabiller par des gens qui rient de nous publiquement, je serai alors obligé de convenir qu’on mérite bien notre sort et que, dans le fond, la meilleure façon de s’organiser est de se faire organiser par les autres. Sans effort, innocemment !

Jean Lacaille

info@jeanlacaille.com

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Jean Lacaille

Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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