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JEANLACAILLE.COM – Le bassin versant de la rivière Gatineau représente 16 % de celui de la rivière Outaouais. La portion de la rivière faisant partie du parcours récréatif du Plan de développement intégré  de la rivière Gatineau (PDI) s’étire du centre de la Vallée-de-la-Gatineau sur enciron 134 km, soit 30 % du parcours total de la rivière à partir de la limite sud de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau jusqu’au barrage Mercier au nord à Montcerf-Lytton.

Facilement accessible par la route 105 à partir de l’agglomération de Hull-Ottawa, à une distance d’environ 50 km, et par la route 117 en provenance de Montréal, le parcours récréatif de la rivière Gatineau est situé à l’intérieur du territoire municipalisé de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. Il est constitué de la Gatineau et de ses principaux affluents, soit les rivières Kazabazua, Picanoc, Désert et Joseph et, à l’est, d’un réseau de lacs s’y déversant. C’est sans compter sur le territoire algonquin de Kitigan Zibi Anishinabeg.

Une brève description

La rivière Gatineau montre un profil d’eau vive ponctué de rapides, dans sa partie amont jusqu’aux environs de Bouchette alors que plus au sud, l’écoulement devient plus calme. Deux réservoirs sous le contrôle d’Hydro-Québec, Baskatong au nord, à Montcerf-Lytton et Paugan, à Low, au sud, débutent le parcours récréatif à chaque extrémité et contribuent à régulariser l’écoulement de la Gatineau. Fortement marqué par les activités de flottage du bois pendant près de deux siècles, la rivière Gatineau démontre tout de même une bonne qualité d’eau. Cependant, certaines parties sont encore touchées par la pollution urbaine et agricole. Le paysage riverain des cours d’eau est modelé par la présence de terres agricoles protégées et par la forêt découpant en grande partie un paysage agroforestier relativement bien conservé, typique d’un milieu rural, sauf dans la partie du nord de Grand-Remous où l’environnement est essentiellement forestier. Des noyaux villageois ou urbains s’ajoutent le long du parcours.

Un parcours récréatif

La majorité des  terres riveraines possède une tenure privée sauf pour la rive est de la Gatineau au nord de Grand-Remous. Les rives sont soit argileuses, sensibles à l’érosion, soit rocheuses et plusieurs pentes sujettes à décrochement sont présentes. Par ailleurs, très peu de zones humides sont relevées dans le milieu riverain. Plusieurs habitats fauniques aquatiques (doré jaune et esturgeon dans les zones de rapides) et terrestres (cerf de Virginie) sont associés au parcours récréatif. Les meilleures terres agricoles sont situées à proximité de la rivière Gatineau.

La présence algonquine, la venue des Européens, le commerce de la fourrure, du bois et de l’hydroélectricité ainsi que l’agriculutre ont façonné le visage et le patrimoine de la Vallée-de-la-Gatineau. Plus de 20 000 personnes vivent aujourd’hui dans la Vallée auxquelles s’ajoutent 25 000 résidants saisonniers profitant de la villégiature autour des plans d’eau, dont une bonne partie provient de la région d’Ottawa. La population, esssentiellement rurale, est moins scolarisée que celle des centres urbains du sud de l’Outaouais et présente des traits socio-économiues à certains égards vulnérables. Les principales activités économiques sont l’agriculture, la foresterie (scieries) et la villégiature.

Source : Degan, Massé et Associés inc.

BOUCHETTE – À la période de questions de la séance ordinaire du lundi 5 mars dernier, Alain Raymond, contribuable et entrepreneur de Bouchette, s’est levé, s’est rendu à la table du conseil municipal et y a déposé une chemise renfermant ses projets à chacun des élus municipaux. Il est retourné à sa place dans la salle et a demandé pourquoi on ne donnait pas suite à sa correspondance.

Pour en savoir plus, afin de bien vous informer, La Gatineau a sollicité une rencontre avec l’homme d’affaires,  Alain Raymond. Nous avons convenu nous rencontrer à l’occasion d’un souper au Restaurant Milano à Gracefield jeudi dernier, trois jours après la séance ordinaire du conseil municipal de Bouchette.

«J’aime la municipalité de Bouchette»

Alain Raymond avoue vivre à Bouchette six jours sur sept. Il est bien conscient du fait qu’une nouvelle équipe est en place au conseil municipal. «Les élus sont en train de faire leurs devoirs et je présume qu’ils vont me revenir sur ces importants dossiers qui concernent l’économie locale dans un avenir rapproché. Je pense que mes projets méritent l’attention des élus. J’espère qu’ils vont donner suite à ma démarche.»

Alain Raymond espère un rapprochement avec les élus. Il a adopté Bouchette il y a 25 ans. Il a développé les rives du lac des Trente-et-un-Milles en y construisant des chalets haut de gamme qui rapporte gros en impôts fonciers à la municipalité. Il est propriétaire de centaines d’acres de terrain qui longent trois lacs à Bouchette. Le président de Toitures Raymond, une entreprise qui a débuté à Maniwaki, mais qui a maintenant pignon sur rue à Gatineau, Ottawa et Amos en Abitibi-Témiscamingue, avoue aimer ce qu’il fait présentement. Il s’amuse. Il a fait son hobby du développement économique et il aime ce qu’il fait. «Seul, tu vas vite mais, en équipe, tu vas loin.» C’est le slogan qu’il véhicule lors de ses conférences un peu partout dans la région. Il était l’invité de la Chambre de commerce de Maniwaki-Vallée-de-la-Gatineau tout récemment.

Portes ouvertes à Gatineau

Celui qui tente d’investir à Bouchette depuis 2013 a cogné à la porte de la Ville de Gatineau qui lui a ouvert les portes de son parc industriel. «Gatineau m’a déroulé le tapis rouge et, depuis ce temps, j’ai investi quelque 10 millions $ qui rapportent gros à la ville. Gatineau a apporté un suivi à mon offre contrairement à ce qui se déroule présentement à Bouchette. Il faut que ça change. Je suis prêt à investir gros pour le moins qu’on m’accorde un peu d’attention. Des élus de Bouchette sont venus me voir pour me dire qu’ils n’avaient pas été informés de mes projets. Il y a quelque chose qui cloche quelque part».

Le parc industriel de Bouchette

D’après Alain Raymond, il a été aménagé sur 100 acres sur un terrain qui longe le chemin du Cimetière en direction de Blue Sea. «Je sais qu’on y a aménagé une station de pompage, et des puits artésiens. Les élus ont vu plus loin que le bout de leur nez dans les années 1970 et 1980 à Bouchette. Si Bouchette développait son parc industriel, je suis convaincu que des entrepreneurs de Gatineau et d’un peu partout en Outaouais viendraient s’y établir, moi le premier. De bons investissements ont des effets d’entraînement. Comme on ne me répond pas à Bouchette, j’ai frappé à la porte de Gatineau. Parfois, les pourparlers sont lents mais ils aboutissement toujours au positif.»

Alain Raymond, qui est originaire de Mont-Laurier, ne croit pas au manque de volonté des élus. Quelques-uns d’entre eux n’ont même pas été informés de ses projets. «J’aimerais qu’on donne suite à ma corresponce, qu’on convienne d’un rendez-vous pour en discuter. J’ai investi beaucoup d’argent à Gatineau et je suis prêt à investir à Bouchette, une municipalité que j’aime bien et que j’ai adoptée depuis quelques années déjà».

 

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Bas de vignette : Alain Raymond

Alain Raymond est le président des Toitures Raymond qui œuvre dans le domaine depuis 1976. «J’aime Bouchette et je voudrais y investir. Je voudrais bien en discuter avec les élus.»


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Jean Lacaille

Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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