JEAN LACAILLE

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JEAN LACAILLE

  • Vivre dans un État laïc

     

    VIVRE DANS UN ÉTAT LAÏC

    Doit-on interdire le port de signes religieux aux gens qui sont en position d’autorité ? Absolument ! Doit-on, s’il le faut, avoir recours à la clause dérogatoire pour affirmer la laïcité de l’État ? Absolument ! L’État du Québec a-t-il de besoin de leçons de personnages politiques qui veulentle confiner à un rôle de simple observateur dans ce dossier ? Bien sûr que non. N’en déplaise à Jean Chrétien et Justin Trudeau.

    Le jeune Simon Jolin-Barrette, porte-parole de la transition gouvernementale à la suite des dernières élections québécoises, député de la CAQ,  a été on ne peut plus clair sur cette question et très poli à l’endroit de Jean Chrétien. Il a affirmé que ce dernier avait absolument le droit d’exprimer son opinion mais il a précisé qu’elle n’aurait aucun effet sur la volonté de son gouvernement de faire adopter une loi en faveur de la laïcité.

    Ce n’est pas encore fait cependant. Il y a aura moultes discussions d’ici l’adoption de cette loi. Le gouvernement, fort de la majorité qu’il vient tout juste d’obtenir, a la ferme intention de légiférer en faveur de la laïcité de l’État.

    Quant à Jean Chrétien… À la prochaine !

    Jean Lacaille

    info@jeanlacaille.com

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  • LE MAL DE BLOC

     

    LE MAL DE BLOC

    Les députés récalcitrants du Bloc québécois sont revenus au bercail. L’ineffable Mario Beaulieu, qui change d’idée comme de culotte, a tout fait pour que les vieux bonzes du parti acceptent de revenir afin de le préparer aux prochaines élections fédérales.

    Ce retour en bloc n’aurait jamais eu lieu si Martine Ouellet était demeurée en selle en tant que présidente de la formation indépendantiste fédérale. On peut être d’accord ou non avec Mme Ouellet mais on ne pourra jamais l’accuser de vouloir protéger son siège à tout prix. Ce qui n’est pas le cas pour les vétérans qui sont en place qui ont fait comme bon leur semble depuis le début de cette saga politique qui franchement ne laisse qu’un grand écoeurement dans la tête des indépendantistes fédéralistes encore soucieux d’assurer la défense de Québec à Ottawa.

    Ils ont défendu quoi au cours de la dernière année ? Les traditionnalistes sont rentrés dans leur terre, se sont dirigés vers leur bureau sur la colline parlementaire et n’ont pas fait trop de bruit en se croisant les bras que leur ami Mario réussisse à tout arranger comme d’habitude.

    Comme l’affirmait le journaliste d’expérience, Daniel Lessard, de la SRC, on peut accuser Martine Ouellet d’avoir commis quelques bourdes alors qu’elle présidait le Bloc mais très certainement pas de n’être pas allé au bout de ses convictions. Daniel Lessard a ajouté qu’on ne peut pas douter que Martine Ouellet soit une indépendantiste convaincue. Je suis d’accord avec lui et j’ajouterai, qu’aujourd’hui, je me pose beaucoup de questions sur la pertinence politique de ceux qui reviennent au Bloc. Un parti politique qui se repecte a beaucoup plus besoin de gens forts que de girouettes qui sèment la pagaille dans les coulisses et qui reviennent devant le public avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Une aspirine s.v.p. !

    Jean Lacaille

    Info@jeanlacaille.com

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  • LA MAJORITÉ QU'ON OUBLIE

     

    LA MAJORITÉ QU’ON OUBLIE

    Pendant que la minorité jubile, la majorité rage. Vous n’êtes pas écoeurés d’entendre parler d’immigration et de racisme dans la campagne électorale québécoise. À combien de jours de la campagne en sommes-nous rendus à entendre tous ces balivernes sur le profilage racial, l’immigration au nom de la sacro-sainte pénurie d’emplois. Il me semble qu’on entend parler de pénurie d’emplois depuis au moins une vingtaine d’années au Québec. C’est pas nouveau !

    CBC News, qui, c’est bien connu n’aime pas les québécois, et ne rate pas une occasion de les écoeurer vient d’en sortir une bonne. Il paraît que le parti Québec Solidaire est raciste depuis qu’il véhicule la promotion sur sa promesse électorale de gratuité pour les soins dentaires aux jeunes jusqu’à l’âge de 18 ans. Il paraît que l’image d’une personne noire souriant à volonté, démontrant la blancheur de ses dents, est un moyen raciste de véhiculer le message de la gratuité. Vous avez bien lu. Mais où en sommes-nous rendus avec nos imbécilités ?

    Franchement ! Est-ce trop demandé aux immigrants d’apprendre le français avant de venir vivre au Québec, ou pendant, si c’est trop radical pour quelques-uns d’entre vous ? Qu’une nation veuille protéger sa langue, ses mœurs, n’a rien d’insultant pour personne. Rien de plus normal.

    Pour un instant, modifions la situation si vous le voulez bien. Si, en tant que Québécois, je décide d’aller vivre en Arabie Saoudite, est-ce qu’on me laissera y entrer et y vivre sans devoir me plier à certaines exigences nationales particulières ? Je ne crois pas et là, aussi, ce serait tout à fait normal.

    Nous devrions être beaucoup plus en joual vert contre les politiciens qui croient que le salaire minimum à 15 $ l’heure est déraisonnable. Que des compagnies fermeraient leurs portes si on devait légiférer en ce sens. Que 1 % des gens de la planète vivent dans l’aisance, sans se tracasser du loyer et de la nourriture sur la table, et contrôlent 99 % de la richesse d’ici et d’ailleurs, c’est juste, selon vous ? Si on revient sur le débat, juste pour remettre les choses dans leur contexte, il est bien évident que le premier ministre sortant ne parle plus des vrais affaires et que les autres chefs de partis, ont réagi de façon très frileuse à la question.

    Alors, serait-il possible, durant les jours qui restent à la campagne, que les chefs de partis parlent des vrais affaires plutôt que de nous faire passer pour une mauvaise famille à l’endroit des gens qui veulent venir vivre ici et qui n’auront qu’une seule condition à respecter : apprendre le français.

    Jean Lacaille

    info@jeanlacaille.com

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  • LA LUNE TANT QU'À Y ÊTRE !

     

    Les chefs de partis ont perdu la tête et ils sont d’une naïveté maladive qui n’a aucune espèce de bons sens avec la réalité. Et en plus, ils croient mordicus qu’on va gober tout ce qu’ils nous disent. Les promesses électorales déferlent à un rythme effréné depuis le jour du lancement officiel de la campagne électorale québécoise. Des milliards de dollars dans l’assiette. Tous les jours, ils se cramponnent aux micros et lancent leur bobards convaincus que nous allons digérer toutes ces belles promesses sans risquer une indigestion aigüe.

    On nous prend vraiment pour des imbéciles. Soudainement, parce que nous sommes en campagne électorale, nos grands serviteurs trouvent toutes sortes de façons de dépenser pour notre bien. C’est tellement enfantin qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. On dirait que les chefs participent au concours de celle ou de celui qui aura la plus belle trouvaille de la journée. Et, comme vous le constatez, ils ont souvent les mêmes idées mais c’est la présentation qui est différente.

    Ils ont fait tellement de promesses en si peu de temps, qu’il faut se demander où ils étaient ces quatre dernières années. Il semble que ce soit si facile de promettre avec une régularité déconcertante, qu’il y a lieu de se demander pourquoi ils n’ont pas agi avant et réaliser ces promesses avant même de les promettre, justement.

    Il semble que c’est facile, soudainement, de trouver du fric. Et chacun des chefs a présenté son fameux cadre financier convaincu que le sien est meilleur que celui de l’autre. Une réaction de jeunes de la maternelle dont le château de cartes s’apprête à s’écrouler.

    Une bizarre de campagne où les points de presse quotidiens sont réglés à la minute près. Ils sont même annoncés par les divers réseaux d’information comme si c’était d’une importance capitale. Si vous arrivez à vous retrouver dans toutes les promesses lancées par les divers partis durant cette campagne, je vous félicite. Moi, je vous avoue être complètement mêlé. Et un premier débat des chefs pointe à l’horizon. Qu’apprendrons-nous de plus ? Nous le saurons en fin de soirée.

    Jean Lacaille

    info@jeanlacaille.com

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  • Un silence inquiétant

     

    UN SILENCE INQUIÉTANT

    Que faut-il comprendre du silence de la population de la Vallée-de-la-Gatineau sur ce manque à gagner de 250 M$ dans les services de santé, sociaux et d’éducation en Outaouais décrié par les maires de la région la semaine dernière ? Qu’elle dort au gaz ? Si c’est le cas, c’est très inquiétant. C’est qu’elle est devenue soumise avec le temps ou bien qu’elle se dit que tout est souvent à recommencer dans la Vallée-de-la-Gatineau.

    Ce qui se déroule actuellement dans ce dépouillement orchestré par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), à la demande express de leur ministre Gaétan Barrette, me fait penser  au scénario qui s’est déroulé en 1967 à l’usine Sogefor Maki. Un conflit travailleurs-patrons qui a mené à une grève. Sans convention collective de travail depuis deux ans, à l’époque, les travailleurs et travailleuses ont décidé de mettre de la pression sur leurs patrons et un long conflit ouvrier s’est alors enclenché.

    Je m’en souviens, parce que j’y étais. Nous avons fait des pieds et des mains pour améliorer notre sort, mais les patrons de la Société générale de financement (SGF), financée par le gouvernement du Québec, n’ont rien voulu savoir. Et l’entêtement a fait en sorte que le temps n’a pas arrangé les choses. Il s’en est suivi des pertes d’emplois et surtout le départ d’une centaine de familles vers Gatineau. Ces familles ne sont jamais revenues laissant un trou béant économique que la région n’a vraiment jamais digéré. Le portrait démographique de la ville et de l’ensemble de la région a été modifié de façon drastique. Ces départs n’ont jamais été comblés. Il y a bien eu quelques manifestations dans les rues de la ville à l’époque mais rien de trop soutenu si bien que résolus à leur sort, les gens sont rentrés chez eux sans trop maugréer avec les effets négatifs qu’on subit encore aujourd’hui quand il est question de ce conflit.

    Et le même scénario se dessine aujourd’hui. Graduellement, un organisme qui est dirigé à l’extérieur de la Vallée-de-la-Gatineau est en train de gruger nos acquis en matière de santé, de services sociaux et d’éducation. Il est clair que les patrons régionaux du CISSSO, avec en tête leur sympthique président directeur général, Jean Hébert, qui ne répond ni à Dieu ni à Diable, bien emmitouflé dans sa tour d’ivoire appliquant la Réforme Barrette à la lettre. Ils sont des exécutants d’un ministre aveuglé par son défi personnel de mater le monde de la santé, des services sociaux et de l’éducation par la décentralisation des services du raral vers l’urbain.

    À moins que la population ne se réveille soudainement, et je dois bien convenir que ce n’est pas le cas actuellement, la Vallée-de-la-Gatineau sera de plus en plus pauvre de tout. Il appert que, dans le moment, rien ne la fait réagir. Quand on aura tout perdu, je suis convaincu qu’il s’en trouvera pour dire qu’on aurait donc dû réagir.

    Si la population ne réagit pas, qu’elle se laisse déshabiller par des gens qui rient de nous publiquement, je serai alors obligé de convenir qu’on mérite bien notre sort et que, dans le fond, la meilleure façon de s’organiser est de se faire organiser par les autres. Sans effort, innocemment !

    Jean Lacaille

    info@jeanlacaille.com

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  • ALEXANDRE...LE PETIT !

     

    ALEXANDRE… LE PETIT !

    Un blogue de Jean Lacaille

    Avant de dire de quelqu’un, sans le connaître véritablement, qu’il est une menace à la paix sociale, il faut quand même s’assurer de la justesse de ses propos pour ne pas passer pour un imbécile aux yeux de ses commettants.

    Je n’ose pas écrire qu’Alexandre Taillefer est un imbécile. Il est certain que M.Taillefer a le droit de s’exprimer mais son titre de président de campagne du Parti libéral du Québec ne lui donne pas tous les droits et surtout ceux qui concernent l’individu.

    Je ne connais pas François Legault mais il doit saliver devant les propos de la recrue politique qu’est Alexandre Taillefer. Ce n’est pas parce que tu es millionnaire, que tu as profité des derniers publics pour arrondir tes fins de mois, qu’il faille te croire plus intelligent que la moyenne et croire que le commun des mortels va gober des propos aussi enfantins, insignifiants, que ceux qu’il a prononcés à l’endroit du chef de la CAQ.

    Alexandre Taillefer en a beurré large. Il est allé jusqu’à dire que le Québec serait plongé dans une crise sociale dans l’éventualité de l’élection de la CAQ. Franchement, François Legault n’en demandait pas autant. Il a parlé de la détérioration de la paix sociale, rien de moins.

    Franchement, le Québec a besoin de gens éclairés pour qui les petites bagarres individuelles sont superflues et surtout inutiles quand il est question de l’avenir politique de tout un peuple. Si M. Taillefer voulait se faire la main afin de se garantir un avenir prometteur dans la monde politique québécois, il est bien mal parti. D’aucuns souhaiteraient que ses envies s’arrêtent tout de suite. C’est la grâce que je nous souhaite tous. Le Québec n’a pas besoin de gueulards idéalistes mais de femmes et d’hommes pratiques sensibilisés au maintien de la paix sociale.

    Jean Lacaille

    info@jeanlacaille.com

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  • Fonds publics dilapidés

     

    Fonds publics dilapidés

    Investissement Québec (IQ) s’est bien servi. Charité bien ordonnée commence par soi-même, dit-on. C’est exactement ce que IQ a fait en se payant des primes de rendement de l’ordre de 4 M$. De la petite bière, me direz-vous, mais c’est tout de même de l’argent qu’on vient chercher dans nos poches. C’était un secret bien gardé jusqu’à ce que la vice-première ministre, Dominique Anglade, ne découvre le pot aux roses. IQ avait tout fait en sauvette. Cette société d’état refusait de divulguer le montant des primes de performance accordées à ses employés.

    La vice-première ministre a failli s’étouffer en apprenant la nouvelle. Enfin, pas à ce point là mais disons tout simplement qu’elle a été surprise. Et l’explication de IQ est à se tordre de rire : «Il faut savoir que les montants versés en primes et en bonis sont en réalité véritablement déboursés durant l’exercice financier suivant. Ce qui entraîne souvent des écarts entre les sommes divulguées lors du dépôt du rapport annuel et les sommes réellement versées aux employés» a expliqué Isabelle Fontaine, directrice principale des affaires publiques chez IQ. La belle affaire ! On nous prend vraiment pour des cruches.

    Faut-il ajouter que le nombre de cadres est passé de 51 à 88 dans les rangs du bras investisseur du gouvernement du Québec, un bond de 72,5 %. Quant au nombre d’employés, il a grimpé de 3,3 % pour atteindre 427 employés. Cette augmentation de gestionnaires a fait bondir la masse salariale. La rémunération pour les cadres d’IQ est passée de 9,1 M$ à 14,3 M$ au cours de la dernière année, une augmentation d’à peine 57 %. Des privilégiés, je vous le dis. À cette somme, il faut ajouter les avantages-assurances, fonds de pension et abonnement à une clinique privée, offerts aux gestionnaires qui sont passés de 1,1 M$ à 1,75 M $. Tout de même !

    Cette situation n’est qu’un simple exemple de la démesure, de la dilapidation désordonnée de fonds publics. C’est tout simplement dégradant pour l’ensemble des travailleurs québécois qui suent à grosses gouttes cet été pour faire marcher la maudite machine. On les prend pour acquis. On ne leur donne pas de primes au rendement parce qu’ils sont productifs. Il faut abolir ces primes au rendement et le plus tôt sera le mieux.

    J’ignore ce que font ces fonctionnaires dans leur petit bureau douillet, à Montréal ou Québec, mais je connais un travailleur qui est essentiel à ma qualité de vie et que je vois en action chaque mardi de la semaine sous ma porte à Blue Sea. Il s’agit du travailleur qui danse sur une plaque de métal du camion-ordures qui fait le porte-à-porte à Blue Sea. Ce travailleur n’a pas de temps à perdre. Il faut le voir agir pour comprendre toute la dextérité dont il fait preuve pour manutentionner mon gros bacs à ordures. Il est, et de loin, le travailleur le plus important pour moi. Il n’a pas droit à une prime de rendement au terme de sa journée de travail. Encore moins de remerciements. Il ne fait pas partie de la classe des privilégiés comme bon nombre de travailleurs de son acabit. Mais je sais que je peux compter sur lui chaque semaine, à 30 degrés l’été et à -30 degrés l’hiver, sous la pluie, comme sous la neige. Les employés à cravate d’IQ ne lui vont pas à la cheville. Alors, vos primes de rendement, vous pouvez bien vous les foutre… là où je pense !

    Jean Lacaille

    info@jeanlacaille.com

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  • D'accord avec Doug Ford

     

    D’accord avec Doug Ford

    Le premier ministre de l’Ontario vient d’ouvrir une canne de vers. Il favorise une importante réduction de sièges électoraux au conseil de ville de Toronto. La nouvelle s’est propagée telle un baril de poudre. Le maire de Toronto s’est dit très surpris de la position du premier ministre lui reprochant de ne pas tenir de consultation publique sur la représentation électorale avant de vouloir tout saboter.

    Le maire Ford a rétorqué qu’il n’avait pas besoin de tenir cette consultation alors que des milliers de citoyens de la ville lui ont fait savoir, lors de son porte-à-porte durant la campagne électorale à la mairie de Toronto, qu’il serait grand temps qu’on coupe dans la représentation. Il y a trop d’élus à la ville de Toronto. Des dépenses inutiles pensent-ils.

    Doug Ford, qui n’a pas la langue dans sa poche, que les médias de Toronto comparent à Donald Trump, entend faire adopter un projet de loi à Queens Park afin de réduire la représentativité électorale au conseil municipal de Toronto.

    Les conseillers municipaux sont en beau fusil. Ils croient, bien au contraire, que la représentation actuelle est un gros plus pour le développement harmonieux de la ville de Toronto. J’ai bien l’impression que la sortie de Ford fera des petits. Les gens, non pas que les pauvres, mais également ceux de la classe moyenne, peinent à joindre les deux buts. Le coût de la vie est élevé. Tout augmente sauf les salaires. Les conventions collectives de travail, dans leur ensemble, tant au Québec qu’au Canada sont échues depuis des mois. Rien ne se règle.

    La sortie de Ford peut sembler farfelue mais elle va sûrement gagner des adeptes avec le temps. Cela m’amène à vous parler de la représentation électorale dans la Vallée-de-la-Gatineau. La MRC-VG compte 17 municipalités. Si on multiplie le nombre d’élus par sept, cela fait bien 119 élus. Je répète, 119 élus pour moins de 20 000 habitants entre Low et Grand-Remous. Y en a-t-il trop ? C’est certain qu’il y en a trop ! Est-ce que ça risque de changer à court terme. Bien sûr que non ! Les salaires des élus d’ici n’ont rien à voir avec le salaire des élus de Toronto mais c’est tout de même un salaire.

    Y-a-t-il trop de municipalités dans la MRC-VG ? Poser la question, c’est y répondre. Quelqu’un va-t-il oser imiter Doug Ford dans la Vallée-de-la-Gatineau ? Vous pouvez répondre à la question autant que moi… NONNNNNNNN !

    Jean Lacaille

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  • Rouge sur blanc

     

    Rouge sur blanc

    Que doit-on penser de l’annulation des spectacles Slàv et Kanata du metteur en scène québécois Robert Lepage, un blanc faut-il le rappeler. Les opinions divergent. Personnellement, je crois qu’il faut retenir notre souffle. Ne pas se prêtrer trop rapidement à des jugements portant sur la couleur de la peau. Nous avons un sérieux problème de liberté de création à régler.

    Si les deux pièces de Lepage sont considérées par les Autochtones comme des créations qui portent atteinte au respect de la race, il est bien évident que la réaction des Autochtones portent atteinte à une expression artistique libre qui est adressée à un des metteurs en scène les plus prolifiques sur la planète et, très étonnamment, vous en conviendrez, c’est un Québécois, un membre d’un peuple qui n’est même pas inscrit dans la constitution canadienne. Toute cette affaire tourne autour de deux minorités dans l’immensité nord-américaine.

    J’ai suivi cette affaire depuis le tout début. Si elle a suscité la curiosité des médias, il ne semble pas qu’elle ait atteint l’attention d’un grand nombre de gens. Les protestataires qui se sont rendus à la première de Slàv il y a deux semaines à Montréal sont très silencieux depuis. De brefs commentaires par les tenants de l’annulation, tout au plus. Les figures dominantes du peuple autochtone du Québec et du Canada ont été presque silencieuses. Petit à petit, l’objection s’adoucit et prend la forme de la nécessité d’un dialogue entre des personnes de peuples différents. La différence fait toute la différence pour utiliser un pléonasme.

    Étant un auteur, un metteur en scène et un comédien de théâtre, (amateur, j’en conviens) je dois dire, en tout respect pour mes amis autochtones, surtout ceux de Kitigan Zibi Anishinabeg, que Slàv met en scène des personnages campés par l’auteur qui, sur scène, communiquent le texte aux spectateurs avec le jeu de scène qui suit la parole. En langage théâtral, le comédien est la courroie de transmission du personnage, peut importe la couleur de sa peau. Et oui, la couleur de la peau s’interprète. Sinon, il ne saurait y avoir de théâtre.

    Si je chante du Kashtin, ou du Buffy Sainte-Marie, va-t-on me traiter de raciste ? Si je me permets d’imiter Louis Armstrong dans son interprétation de «What a wonderful world», va-t-on affirmer que je vis dans la peau d’un autre ?

    Au premier coup d’œil, je crois que la machine à sensations s’est emballée trop rapidement. Protester contre quelque chose qu’on n’a pas vu est pour le moins surprenant. Comme le disait le père des humoristes québécois, Yvon Deschamps : «moé, j’veux pas l’sawoère, j’veux l’woère !»

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Jean Lacaille

Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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