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L’agrotourisme est né

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Les pâturages dominent en maints endroits les abords de la rivière Gatineau. Des fermes, dont certaines de bonne dimension, sont également installées sur les rives des cours d’eau. Cette dimension agricole mériterait d’être mise en valeur auprès des visiteurs. Parlons donc d’agrotourisme.

Plusieurs fermes adjacentes aux cours d’eau ont été d’abord établies sous forme de ferme forestière (ferme Gilmour à Maniwaki). Avec les années, l’agriculture a pris le dessus sur la forêt. Ces deux aspects, l’agriculture et l’histoire, peuvent être associés pour participer à la mise en valeur du partimoine agricole de la vallée.

Le concept propose de favoriser l’établissement de produits et de services agrotouristiques dans le milieu riverain, particulièrement le long des parcours de randonnée, et de faciliter l’élaboration de quelques activités d’interprétation d’élevage de bovins et du  mode de vie des agriculteurs. Les secteurs visés par cette mesure d’améagement conerneraient particulièrement le parcours récréatif dans les environs de Lac Sainte-Marie, le secteur Northfield de la ville de Gracefield, Gracefield, Bouchette, Messines, Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, Déléage, Aumond et le sud de Grand-Remous. De prime abord, il s’agirait d’un réseau de haltes agricoles comprenant des visites de fermes et des activités agrotouristiques. Bref, un circuit d’activités et d’information en milieu agricole, en parallèle avec le parcours nautique et récréatif riverain.

De plus, le volet historique de l’agriculture dans la vallée devrait être intégré aux endroits stratégiques  (ferme Gilmour, ferme des Six et Ferme Aumond). L’Île Lannigan, colonisée par cette famille irlandaise qui y a cultivé pendant plusieurs années, représente un autre endroit où le cacactère historique agricole mériterait d’être mis en valeur. La ferme des Lannigan aujourd’hui abandonnée est un exemple où l’agriculture et l’histoire peuvent être joints dans le montage d’un produit écotouristique authentique. De même, la vie des premiers fermiers en relation avec le bâti de l’époque pourrait être la base de la reconsitution d’une ferme d’époque et devenir un attrait touristique.

La formalisation des liens

Le concept d’aménagement reconnaît l’importance des fonctions de communication et de confluence qu’a exercées la Gatineau. La formalisation des liens traduit l’interconnexion entre les liens physiques et les liens non tangibles mais aussi bien réel que sont l’histoire, le patrimoine,les confluences et souligne l’importance de raccorder le ressources et les infrastructures aux équipements existants et aux régions avoisinantes.

La signalistion

La signalisation informe, dirige et éveille les visiteurs aux attraits tout au long du parcours récréatif. Actuellement, aucune signalisation d’ensemble n’identifie les lieux, les attraits, la rivière, etc. Il s’avérerait important qu’un plan de signalisation du parcours récréatif soit réalisé. Celui-ci viendra s’ajouter au plan de balisage nautique dont le principal objectif viserait la sécurité de la navigation sur les cours d’eau.

La confection du plan de signalisation de la rivière Gatineau devrait être l’occasion de concevoir un graphisme personnalisé (couleur, forme, identifiant) permettant une identification immédiate du parcours récréatif. Par ailleurs, il devrait englober les informations traitant des distances entre les attraits et les services, des directions, de l’identification des lieux, des liens partimoniaux et récréatifs, des données interprétatives, etc.

En outre, le plan de signalisation devrait présenter une stratégie d’mplantation des panneaux de signalisation tenant compte des besoins des utilisateurs et du besoin de promotion des produits et des services. À tout le moins, des panneaux de signalisation identifiant clairement les postes d’accueil et de services devraient être installés ainsi que les principaux panneaux de direction et d’identification des lieux (îles, haltes, placette de détente et kiosques fauniques). Par ailleurs, le plan devrait ingégrer l’aspet patrimonial.

Zones de confluence en milieux hydrique et terrestre

La confluence est un phénomène ayant permis dans le passé l’exploration et l’exploitation des ressources de l’ensemble du bassin hydrographique. Elle a donc une valeur historique et naturelle qui contient un potentiel d’interprétation et d’améagement. Le concept propose que chaque confluence avec la Gatineau soit identifiée de façon à démarquer le lieu et constamment rappeler au visiteur la primauté de cette fonction. Concrètement, les site de confluence devrait être balisé et signalé. Des thèmes interprétatifs scientifiques (bassin versant, début, etc.) et historiques devraient être élaborés afin de conférer et renforcer l’identité des sites.

La résultat créerait un réseau de points de convergence accessibles par terre et par eau qui favoriserait l’établissement de véritables nœuds récréatifs Terre-Eau distribués sur l’ensemble du parcours.

Le principaux sites de confluence avec la Gatineau seraient : l’embouchure de la rivière Picanoc dans le segement II ; l’embouchure de la rivière Kazabazua dans le segment III ; l’embouchure de la rivière Désert dans les segments IV et V ; l’embouchure de la rivière Joseph dans le segment VI ; l’embouchure des lacs Bitobi et Victoria dans le segement III ; l’embouchure du ruisseau Stag à l’intérieur du pôle d’accueil de Low ; l’embouchure de la rivière de l’Aigle à la hauteur du tronçon IVA du parcours récréatif terrestre proposé dans le PSAR ; l’embouchure de la Gatineau dans le lac Sainte-Marie dont la confluence s’avère plus contemporaine en raison de la présence d’un ouvrage de retenue (barrage Paugan ; l’embouchure des lacs des Trente-et-un-Milles et Roddick (Grand lac Rond) dans le segement IV ; l’embouchure de la rivière au Hibou dans la rivière de l’Aigle sur le territoire de CGFA ; la confluence entre la rivière Tomasine et lac Rond sur le TNO de Lac-Pythonga en contiguïté avec la limite sud de la réserve faunique de La Vérendrye, la confluence entre les lacs des Trente-et-un-Milles et Pemichangan (Point Comfort) ; l’embouchure de la rivière du Bras-Coupé dans la rivière Désert à Lytton pour le circuit conduisant aux lacs Lytton et Bras-Coupé et la confluence des lacs des Trente-et-un-Milles et Michel dans le circuit conduisant à la Gatineau.

La notion de confluence s’applique également à des lieux terrestres par leur localisation stratégique sur le territoire (secteur de la Pointe-des-Pères, Île Lannigan, Mont Sainte-Marie). De plus, le barrage Mercier et la centrale Paugan sont des sites de confluence importants qui doivent être iderntifiés comme des portes d’entrée sur le parcours récréatif. De même, les jontions des principales routes (la route 105 avec la 117, la 301 avec la 105, la 107 avec la 105 et la 117) et le lieu de rencontre entre ces routes et le cours d’eau sont des lieux de convergence où une signalisation appropriée doit inviter et diriger le visiteur. Par ailleurs, la notion de confluence renvoie à la culture dans les lieux ou sur les objets lorsque ces derniers contiennent une valeur historique ou patrimoniale digne d’intérêt.

À suivre : Récréation et patrimoine

Source : Horizons 2025 : Une vallée pour demain

              MRC Vallée-de-la-Gatineau

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Jean Lacaille

Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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