Vous souvenez-vous de Parents-Secours ?

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BLUE SEA – Autre temps autres mœurs ! L’organisme Parents-Secours doit s’adapter à une société en mutation pour continuer à aider les enfants en détresse. Mais, voilà, Parents-Secours a peine à retrouver la vigueur d’il y a une trentaine d’années.

Sur papier, la dégringolade est nette : le nombre de foyers-refuges associés à Parents-Secours est passé de plus de 100 000 à la fin des années 80 à 4 224 foyers l’an dernier. Ces dix dernières années, l’organisme a encore perdu presque 40 % de ses portes où enfants et aînée en difficulté peuvent trouver secours et réconfort. «La donne a changé», reconnaît d’emblée Pierre Chalifoux, directeur général de l’organisme.

«La relève est difficile parce que les gens pensent quils doivent mettre leur affiche-fenêtre tout le temps, ajoute la bénévole Thérèse Pilon, qui a la sienne depuis 32 ans. Mais non : on la met seulement quant on est disponible. Ça peut être le soir ou les fins de semaine. Même juste cinq heures par semaine et c’est correct.»

L’autre élément qui freine le recrutement est la vérification d’antécédents judiciaires. Ce processus, recouvelé tous les deux ou trois ans, n’est pas centralisé, mais supervisé par les comités locaux.

Parents-Secours est né en 1976 à la suite de la disparition d’un jeune garçon. Son modèle est calqué sur une initiative citoyenne mise de l’avant en 1968 par un groupe de femmes de la région de London, en Ontario. La médiatisation de cas semblables fait toujours sonner le téléphone. En chiffres, Parents-Secours représentent actuellement 4 224 foyers-refuges, 136 localités et 83 comités