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André Marois blâme l’Hydro

Jean Lacaille.com

GRACEFIELD – Selon André Marois, les pluies printanières des dernières années, n’expliquent en rien le débordement des cours d’eau majeurs qui inondent la Vallée-de-la-Gatineau depuis quelques années tout spécialement en 2017. Ces inondations auraient pu être évitées avec une saine gestion de l’eau dans les barrages hydroélectriques de la société d’État.

«On n’applique tout simplement pas le gros bon sens. Ces inondations auraient pu être évitées. J’ai les documents pour le prouver. J’invite même les ingénieurs d’Hydro à venir me rencontrer, je vais leur prouver. Et les ingénieurs d’Hydro-Québec savent fort bien qu’il existe une loi fédérale et provinciale qui oblige HQ à vider les réservoirs pour le printemps. Le 13 mars dernier, le Baskatong était vide.»

Une visite à Pâques

André Marois a visité le réservoir Cabonga, par la porte nord, le 1er avril dernier. Il affirme qu’il y avait alors cinq pieds de neige au sol. Il manquait environ trois pieds pour que le réservoir soit plein. «Pourquoi jouer avec le feu et prendre la chance qu’il pleuve. Il est certain qu’il va pleuvoir. Ce qu’on ignore, c’est combien de pouces il va tomber. HQ affirme vouloir garder de l’eau pour le mois d’août. C’est l’argent qui parle. J’ai des cartes et des tableaux pour prouver ce que j’avance. À la Manouane, à 100km du réservoir Gouin, il n’y a pas d’inondation. Faut-il rappeler qu’il n’y a pas de centrale hydroélectrique dans ce secteur.»

André Marois sourit quand on parle des fameux changement climatiques. «Les changements climatiques existent depuis la nuit des temps. C’est pas nouveau. On ne peut imputer la faute aux changements climatiques qui ont toujours existé.»

André Marois affirme également que le seul cours d’eau qui peut contrôler le niveau de l’eau du fleuve St-Laurent est la rivière Gatineau. Les réservoirs doivent être vidés chaque printemps. «L’eau est haute dans le moment, mais il ne faut pas s’y tromper, ce niveau de l’eau est causé par la rivière Désert, tout près de nous.»

Les discussions

André Marois a discuté du problème avec la préfète, Chantal Lamarche qui a indiqué être préoccupée par cette situation qui ne semble pas vouloir se stabiliser. Il a également conversé avec le directeur général de la Ville de Gracefield, en présence du maire Réal Rochon. «Il ne semble pas vouloir comprendre et croit mordicus qu’Hydro-Québec a le plein contrôle. Et puis, il n’y avait pas d’inondations il y a une centaine d’années. Que se passe-t-il actuellement ? J’affirme que l’inondation de 1974 est une grossière erreur d’HQ. Elle aurait pu être évitée si on avait bien géré la situation à ce moment-là.»

Il estime qu’il faut laisser filer l’eau l’automne. Quand le froid s’installe, il faut en laisser aller un petit peu moins. Une fois que la glace est bien prise, il faut en libérer plus. «Ça réglerait le problème. HQ devrait déléguer leurs experts sur le terrain. Elle verrait bien ce qui se passe et serait apte à réagir le temps venu.»

La situation, selon lui, n’est pas normale. D’année en année elle s’envenime. «Les inondations de 2017, c’est la faute d’Hydro à 100 %. J’ai demandé une rencontre avec Mme Stéphanie Vallée pour discuter de la situation. Elle ne veut pas me rencontrer. Il y a un manque de volonté politique. On ne veut tout simplement pas se mouiller. Et, les ingénieurs, ne vont jamais admettre leurs erreurs».

Bas de vignette

André Marois, entrepreneur de Gracefield, croit mordicus que les inondations printanières peuvent être évitées. Il croit à une mauvaise gestion de la part d’Hydro-Québec.

 

Évelyne St-Onge se vide le cœur

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MALIOTENAM – Évelyne St-Onge n’a pas mis de gants blancs en prenant la parole, lundi, à la Commission Viens lors du premier jour d’audiences à Maliotenam.

Reconnue dans la communauté pour défendre les droits des Premières Nations et les droits des femmes, elle a raconté devant les commissaires de quelle façon son passage au pensionnat autochtone a bouleversé sa vie et l’a déracinée de sa culture innue.

«Je suis une autre personne, différente, et je réalise que j’ai perdu la langue et la culture. Le fait de le réaliser, m’a littéralement mis en colère.»

Elle souhaiterait que la culture et l’histoire innue soient davantage enseignées dans les écoles. «Nous sommes en train de tout perdre. J’aimerais, également, mieux connaître mon histoire.»

 

Accommodements au cas par cas

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QUÉBEC – Les accommodements religieux sont devenus une patate chaude pour le gouvernement du Québec en pré-campagne électorale. Le sujet a rebondi lors d’un point de presse de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, mercredi matin à Québec.

La ministre en a profité pour dévoiler six grandes lignes directrices pour encadrer les accommodements religieux, mais, dans la pratique, c’est au cas par cas que les demandes présentées devront être analysées.

Interrogée lors du point de presse par la Presse canadienne, la ministre n’a pas voulu donner d’exemples sur des cas précis, comme le port du hijab par une agente de la paix ou  un lieu de prière en milieu de travail, affirmant que les mesures présentées ne dictaient pas un cadre d’analyse unique. Ainsi, une demande pour givrer des vitres dans un centre d’entraînement pourrait être acceptée dans certains cas, mais refusée dans un contexte différent.

Pour qu’une demande d’accommodement religieux soit acceptée, elle devra notramment être sérieuse et respecter le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes a expliqué Mme Vallée.

Les six lignes directrices

Les six lignes directrices sont les suivantes : la demande doit résulter de l’application de l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne ; la requête doit être sérieuse, donc fondée sur un croyance sincère et la nécessité de se conformer à une pratique liée à une conviction religieuse ; on doit respecter l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que le droit de toute personne d’être traitée sans discrimination ; l’accommodement demandé doit permettre à l’État de demeurer neutre ; la demande doit être raisonnable et ne pas imposer une contrainte excessive par rapport au respect des droits d’autrui et, finalement, que le demandeur a collaboré à la recherche d’une solution qui satisfait au caractère raisonnable.

Les opposants péquistes et caquistes ont réagi aux déclarations de la ministre en affirmant qu’elle ajoute plus de confusion dans ses propos.

Bas de vignette

Stéphanie Vallée, ministre de la Justice du Québec.


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Jean Lacaille

Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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