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Le marché du travail en Outaouais

Jean Lacaille.com

VALLÉE-DE-LA-GATINEAU – En Outaouais, malgré une situation de l’emploi plus favorable que dans l’ensemble du Québec, les femmes continuent d’afficher un taux d’emploi inférieur à celui des hommes et sont aussi plus susceptibles qu’eux de travailler à temps partiel.

La main-d’œuvre féminine est davantage concentrée au sein d’un éventail moins large de métiers et de professions que la main-d’œuvre masculine. Que ce soit au sein des principales professions exercées par les femmes ou de celles qui le sont par les hommes, les Outaouaises touchent un salaire moyen inférieur à celui des hommes. Malgré le rehaussement du niveau de scolarité des femmes, ces indicateurs du marché du travail mettent en lumière des inégalités persistantes au cours de la vie active. La différence est plus importante lorsqu’on ne considère que la population immigrante, les immigrantes de la région étant moins présentes sur le marché de l’emploi que leurs homologues masculins et que l’ensemble des Outaouaises. Par contre, la proportion des immigrantes à la tête d’une entreprise dépasse celle de l’ensemble des Outaouaises.

La qualité du travail

À la lumière des données de l’ENM sur la stabilité, le statut et les taux d’emploi, il semble que même en Outaouais où le marché du travail est le plus favorable aux femmes, elles éprouvent plus de difficultés que les hommes non seulement de trouver un emploi, mais aussi à en obtenir un de qualité équivalente à celui des hommes, cela étant également applicable à l’ensemble du Québec.

En Outaouais, la proportion de femmes qui ont travaillé au cours de l’année précédant l’ENM (66,5 %) est largement inférieure à celle des hommes (73,2 %). Tous ces emplois sont ne sont pas de même qualité, la précarité touchant une partie de ceux ci. Dans la région, 59,3 % des femmes travaillaient toujours au moment de répondre au questionnaire, alors que c’était le cas de 64,3 % des hommes. Le statut de travail diffère aussi selon le sexe : 15,3 % des Outaouaises de 15 ans et plus de la région travaillaient à temps partiel contre 11,7 % des Outaouais de ce groupe d’âge. Toutes professions confondues, 55,0 % des femmes et 59,2 % des hommes de la région travaillaient à temps plein toute l’année, ce qui leur permettait ainsi de bénéficier du statut d’emploi de moins précaire.

Dans l’ensemble du Québec, nettement moins de femmes (49,7 %) et un peu moins d’hommes (56,4 %) se trouvent dans cette situation. Le taux d’emploi à temps partiel est le plus élevé de la région, 44,0 % des femmes et 35,2 % des hommes sont dans cette situation. Chez les Outaouaises, la part de travail à temps partiel diminue par la suite, jusqu’à atteindre son minimum chez les 45 à 54 ans (9,7 %). Il en est de même pour le travail à temps partiel chez les Outaouais de ce groupe d’âge (5,1 %).

Quant aux femmes n’ayant pas travaillé ni cherché d’emploi en 2010, la région de l’Outaouais affiche le plus faible taux è cet égard, après la région du Nord-du-Québec. En effet, 30,4 % des Outaouaises étaient dans cette situation (34,7 % au Québec, tandis que c’était le cas de 23,7 % des Outaouais (25,9 % au Québec).

Les immigrantes de l’Outaouais subissent une situation particulièrement désavantageuse par rapport à l’emploi : Seulement 76,6 % de celles qui sont âgées de 25 à 54 ans ont travaillé en 2010, soit un écart de 10,0 points de pourcentage avec les autres femmes  du même groupe d’âge de la région. Cet écart s’accentue pour celles qui sont encore sur le marché du travail en 2011, dont le taux atteint 68,9 % chez les immigrantes, soit 13,0 points de pourcentage de moins que les autres femmes de la région. L’écart se révèle moins prononcé chez les hommes : 88,6 % des immigrants de 25 à 554 ans ont travaillé en 2010, soit 2,1 points de pourcentage de moins que les Outaouais non immigrants de ce groupe d’âge. De même, chez les hommes de 25 à 54 ans de la région, 80,5 % des immigrants qui ont travaillé en 2010 occupaient toujours un emploi en mai 2011, soit 4,0 points de pourcentage de moins que les non-immigrants.

Source : Portrait statistique : femmes-hommes du Conseil du statut de la femme du Québec.

 

Polson veut une force policière

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VAL D’OR – La Grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Verna Polson, a profité de son passage à la Commission Viens la semaine dernière à Val d’Or pour presser le gouvernement du Québec et d’Ottawa de créer une force régionale de la police autochtone.

La Grande cheffe a indiqué que l’idée faisait de plus en plus son chemin chez les autochtones de partout au pays. «Une réflexion est amorcée en ce sens depuis quelque temps déjà. Nous sommes en discussion afin d’obtenir notre propre service de police central pour la nation algonquine. Qui comprend mieux les Algonquins que les Algonquins eux-mêmes», a-t-elle déclaré au commissaire Jacques Viens.

Un mandat clair

Cette nouvelle force policière pourrait notamment offrir des services aux communautés qui n’ont pas de services actuellement et celles qui sont actuellement desservies par la Sûreté du Québec. «Ce faisant, nous pourrions réduire les délais d’intervention. C’est une idée qui est très réalisable.»

La réduction de l’écart salarial entre les policiers de la Sûreté du Québec et ceux des services de police autochtone a aussi été abordée par la Grande cheffe. Elle croit d’ailleurs qu’il s’agit là d’un des obstacles majeurs à la rétention des policiers.

La discussion est ouverte

Le ministère de la Sécurité publique du Québec (MSPQ), tout en admettant ne pas avoir reçu de demande formelle à cet effet, se dit ouvert aux discussions. «Si les communautés endossent individuellement cette approche, que la démarche permet une plus grande efficience des corps de police et une meilleure utlisation des ressources disponibles, des discussions pourraient être entreprises avec les représentants du gouvernement fédéral.»

Bas de vignette

Verna Polson, Grande chef du Conseil tribal de la nation algonquine anishinabeg

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VALLÉE-DE-LA-GATINEAU – L’Outaouais est plus lente que les autres régions du Québec à convaincre son monde de consommer des fruits et des légumes. Pas moins de 46 % des Québécois consomment plus de cinq portions de fruits et légumes par jour contre 44 % pour les résidants de l’Outaouais.

Ces résultats ont été dévoilés lundi par l’Association québécoise de la distribution de fruits et légumes (AQDFL). Les cinq portions par jour en question représentent une cible que s’est fixée le gouvernement du Québec dans sa politique sur les saines habitudes de vie. Une portion est en fait l’équivalent de 100 grammes. C’est en Estrie et en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine qu’on retrouve les gourmets les plus sains. La Mauricie et le Centre-du-Québec affichent les pires résultats avec seulement 39 % des consommateurs.

Mais l’Outaouais peut se consoler alors que 57 % des des 35-44 ans consomment les cinq portions reconmmandées contre 51 % pour l’ensemble du Québec dans ce même groupe d’âge. Au Québec, comme en Outaouais, on retombe ensuite à 45 % chez les 20-34 ans. Il semblerait que les gens consomment davantage d’aliments sains lorsqu’ils sont sous supervision parentale et quand ils deviennent eux-mêmes, par la suite, parents, d’où une consommation accrue de fruits et de légumes chez les 12-19 ans et les 35-44 ans.

L’industrie des fruits et légumes au Québec représenterait, selon l’AQDFL, plus de 62 000 emplois et des revenus d’impôts pour les deux gouvernements de près de 500 millions $ annuellement.


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Jean Lacaille

Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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