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Les Forestiers manquent d’opportunisme

Jean Lacaille

MONT-LAURIER – Les Montagnards de Mont-Laurier ont inscrit leurs deux premiers buts en supériorité numérique pour blanchir les Forestiers de Maniwaki par la marque de 3 à 0 samedi soir devant un millier d’amateurs massés au Centre sportif Jacques-Lesage.

Il s’agissait d’un troisième gain pour les Montagnards en cette pré-saison de la Ligue de Hockey Sénior A de l’Outaouais. Le portier des Montagnards, Bryce Luker, qui a mérité la première étoile du match, a été brillant dès le départ en bloquant des tirs importants et permettre ainsi à ses coéquipiers de prendre leur envol.

L’entraîneur-chef des Forestiers, Patrick Morin, visiblement nerveux avant le début de la rencontre, avait délégué le jeune gardien de 20 ans, James Marinier, qui s’est joint aux Forestiers après avoir été ignoré par les Mustangs Junior de Maniwaki. Marinier a été très solide dans les filets qu’il a occupés pendant la moitié de la rencontre, les cédant à son coéquiper Erwin Bosum qui a également été à la hauteur de sa renommée et exécutant quelques bons arrêts, surtout vers la fin de la deuxième période.

Supériorités numériques

Profitant d’une supériorité de deux joueurs, les Montagnards ont ouvert la marque à 12,44 de la première période sur le filet de Mikael Ouellette, avec les aides de Jean-Christophe Robitaille et Jordan Villeneuve.

James Marinier, qui n’avait eu rien à se reprocher sur le premier filet des lauriermontois, a continué de briller dans ses buts à un point tel que ses coéquipiers ont multiplié les incursions offensives sans pour autant trouver le fond de la cage. Les Forestiers ont manqué d’opportunisme et de précision dans leurs lancers et n’ont pu égaliser les chances.

Les Montagnards ont profité d’un autre avantage numérique pour doubler leur avance avec le but de Maxime Grenier avec les aides de Marc-Olivier Paiement. Les Montagnards menaient 2 à 0 au terme de l’engagement initial.

Les Forestiers s’imposent

Les Forestiers n’ont pu capitaliser sur un avantage numérique au début de de la deuxième périodre. Le gardien Bryce Luker s’est illustré dans les filets pour permettre aux Montagnards de protéger une avance de 2 à 0. Dans l’ensemble, les Forestiers ont légèrement dominé le deuxième vingt qui était axé sur la défensive. Leur manque de fini devant le filet et l’absence de joueur pour faire dévier le disque ou prendre un retour de lancer a joué en leur défaveur. Les Forestiers ont raté quelques chances de réduire l’écart en deuxième période au cours de laquelle aucun but n’a été marqué. Erwin Bosum s’est amené dans la rencontre en relève à James Marinier.

Manque d’opportunisme

Les Forestiers ont raté une très belle chance de marquer dès le début du dernier engagement. Ils ont particulièrement échoué aux points de mise en jeu pendant toute la partie. L’entraîneur-chef, Patrick Morin, a admis, au terme du match, qu’il s’agit d’un aspect du jeu que ses joueurs devront améliorer lors des prochaines séances d’entraînement.

Une bagarre a éclatée à 6,50 de la dernière période avec le résultat que les Forestiers ont été pénalisés pour deux minutes. Et c’est tout juste à la fin d’une autre supériorité numérique que les Montagnards ont porté le score à 3 à 0 avec le but de David Dupuis avec les aides de Jean-Philippe Gauthier et Alexandre Beauregard.

Dès le début de la rencontre, le jeune Kokiak Whiteduck sur qui les dirigeants fondent beaucoup d’espoir dans l’avenir, a été rudement plaqué le long de la rampe. Il est resté étendu quelques secondes sur la patinoire créant une certaine crainte de la part de ses coéquipiers et des entraîneurs. Il s’est finalement remis de cette vilaine mise en échec. Whiteduck est celui-là même qui a préféré signer un contrat avec les Forestiers plutôt que de joindre les rangs des Mustangs Junior de Maniwaki.

Les Forestiers ont cogné à la porte à quelques reprises mais les tirs des attaquants ont manqué de précision. Les trois étoiles du match ont été réservées aux Montagnards, dans l’ordre : le gardien Bryce Luker et les attaquants Mikael Ouellette et Maxime St-Jean.

Hugues Blais, président des Forestiers, prêtait main forte à Patrick Morin derrière le banc en tant qu’entraîneur-adjoint ayant la responsabilité des défenseurs.

Les réactions

«Avec les jeunes que j’avais à ma disposition ce soir, je ne peux pas demander mieux. Nous avons écopé de plusieurs punitions. Je ne vais pas blâmer les arbitres parce que nous sommes en début de saison. Nous allons travailler plus fort et nous serons prêts pour notre match d’ouverture face aux Montagnards en fin de semaine prochaine. Il est certain qu’on a manqué d’adresse dans les mises en jeu. Nous allons résoudre la situation lors des entraînements. Nos deux gardiens ont été excellents. Mont-Laurier a un bon club. Ce sera une belle rivalité tout au long de la saison. Le hockey robuste a toujours sa place mais il faut demeurer disciplinés. Nous sommes à Fort-Coulonge ce soir (dimanche). Nous travaillons actuellement sur l’alignement pour ce match», précise l’entraîneur-chef, Patrick Morin, visiblement fier de ses joueurs.

«Nous avons toute une équipe. Nos joueurs ont bien répondu à l’appel. Ce fut toute une partie. Nos deux matchs préparatoires nous permettront d’ajuster le tir notamment au niveau des mises en jeu. Sur le banc, ce soir, l’esprit d’équipe était palpable. Je remercie les nombreux fans qui ont fait le trajet Maniwaki-Mont-Laurier pour assister à ce match. Nous sentions leur appui sur le banc», conclut de président de l’équipe, Hugues Blais.

 

Les Forestiers choisissent Patrick Morin

Jean Lacaille

MANIWAKI – Patrick Morin, 44 ans, originaire de Lachine, qui habite actuellement Rivière Rouge dans les Laurentides, est le premier entraîneur-chef de l’histoire des Forestiers de Maniwaki de la Ligue de Hockey Sénior A de l’Outaouais.

«Je lui ai demandé pourquoi il avait choisi de s’impliquer à Maniwaki. Il m’a répondu que son sang irlandais et autochtone avait pesé lourd dans la balance», indique le président de l’équipe, Hugues Blais, qui est convaincu d’avoir mis la main sur un exellent homme de hockey qui a fait ses preuves sur la patinoire partout où il est passé.

«J’aurai 44 ans lundi. Les gars m’avaient réservé une belle surprise à l’entraînement d’aujourd’hui (dimanche), un beau gros gâteau d’anniversaire avec le logo des Forestiers. Ça m’a touché. Ce qui est remarquable des joueurs de notre équipe, c’est que nous avons tissé des liens solides et que nous formons déjà une famille. Vous ne pouvez pas savoir combien c’est important pour diriger des joueurs de hockey de ce calibre. Je suis très fier de faire partie de cette belle équipe.»

Une belle feuille de route

Patrick Morin est un défenseur qui lance de la gauche. Il a joué tout son hockey mineur au sein de l’association de Lachine. «J’étais reconnu pour mon jeu robuste et je n’hésitais des brasser la marmite durant un match. Je me suis blessé à l’index droit sur un banc de scie. Je soigne actuellement cette blessure. Dès que j’aurai récupéré, je vais disputer quelques matchs avec l’équipe.»

Le nouvel entraîneur-chef des Forestiers a évolué au sein de l’équipe de Lac Saint-Louis, midget AAA et également pour le Tiers II à Laprairie. Il a également porté les couleurs d’une équipe semi-professionnelle de la Ligue nord-américaine.

Questionné sur la composition de l’équipe, Patrick Morin n’a pas hésité un instant. «Avec le noyau de joueurs qu’on a à notre diposition dans le moment, je peux vous confirmer que les amateurs de Maniwaki et de la région en auront pour leur argent. J’ai vu évolué quelques joueurs de notre équipe lors d’un tournoi l’an dernier à l’Annonciation et je me souviens avoir pensé que si jamais j’avais l’occasion de diriger quelques-uns de ces joueurs, je n’allais pas la rater. Je suis fier des Forestiers et je remercie ses dirigeants Hugues Blais, Marie-Pier Mantha et Éric St-Amour pour cette belle marque de confiance.»

Les entraîneurs-adjoints

L’entraîneur-chef et les dirigeants se donnent quelques jours pour dénicher les entraîneurs-adjoints. «J’aimerais beaucoup tenir une séance d’entraînement vendredi soir préparatoire au match qui opposera les Forestiers aux Montagnards au Centre sportif Jacques-Lesage à Mont-Laurier samedi soir. Un premier match hors-concours qui risque de produire des étincelles et de raviver la rivalité légendaire entre Maniwaki et Mont-Laurier. Je le répète, nous formons déjà une famille et pour un entraîneur, c’est une attitude qui ne s’achète pas».

Les dirigeants de l’équipe invitent les amateurs à suivre le pool de hockey sur la page Facebook de l’équipe.

 

Le touladi au lac 31-Milles (2 de 2)

www.jeanlacaille.com

Nous vous suggérons le deuxième et dernier texte portant sur Le touladi au lac des Trente-et-un-Milles, un rapport sommaire récent, rédigé par Julie Deschênes, biologiste à la direction de la gestion de la faune de l’Outaouais.

La population du touladi dans le lac des Trente-et-un-Milles se dégrade et peine à se rétablir. Les principales proies disponibles sont : le cisco de lac et l’éperlan arc-en-ciel. Les autres proies disponibles sont le grand corégone, le meunier noir, la perchaude, le chabot des profondeurs et le krill d’eau douce (Mysis relicta), le cisco de lac est abondant, mais en diminution. L’abondance du grand corégone est à la hausse, mais demeure faible. Aucune information n’est diponible quant à l’abondance d’éperlans arc-en-ciel.

De la compétition

Les principaux compétiteurs sont l’achigan à grande bouche, la lotte et le grand brochet. Les pêches expérimentales ne sont pas conçues pour capturer ces espèces ; il est donc impossible d’en évaluer l’abondance. Par contre, l’achigan à grande bouche n’est pas indigène au lac des Trente-et-un-Milles et pourrait représenter un prédateur important des œufs et des larves de touladis. Sa présence a été détectée par une pêche à l’électricité en 2006. Lors de cette pêche, l’achigan à grande bouche était la deuxième espèce en abondance.

La concentration moyenne d’oxygène dans l’habitat du touladi est optimale. La transparence et la conductivité sont caractéristiques d’un lac peu productif, habitat de prédilection pour le touladi.

En 2015, une inspection visuelle des frayères indique qu’elles semblent en bon état.

État général de la population

Il y a autant de touladis qu’en 1993. Ils sont plus grands et plus vieux. Le potentiel de reproduction augmente légèrement mais le recrutement diminue. La mortalité totale est faible et à la baisse, mais la population est dégradée et peine à se rétablir. Il y a plus de touladis récoltables à la pêche sportive. Les ciscos de lac sont abondants, mais à la baisse. L’achigan à grande bouche pourrait influencer le recrutement. L’habitat est optimal et typique d’un lac peu productif. Les frayères semblent en bon état.

La population du lac est en mauvais état et peine à se rétablir. Il semble y avoir un problème de recrutement, en plus d’un faible potentiel reproducteur (biomasse de femelles reproductrices). La diminution du nombre de femelles reproductrices entre 2008 et 2013 est inattendue étant donné qu’en 2008 elles étaient, en moyenne 4 ans plus jeunes qu’en 2013, que le recrutement de 2003 n’était pas nul et que la mortalité a diminué. Il est possible qu’un échantillonnage tardif en 2013 explique cette différence. Certains reproducteurs auraient pu déjà être regroupés près des frayères et seraient alors sous-représentés dans l’échantillon.

Le touladi a un cyble vital long et lent. Il faut souvent attendre environ 10 ans avant de récolter les fruits des mesures de protection. La longueur minimale à la récolte implantée en 2002 semble avoir permis une augmentation d’abondance en 2008, mais le succès de reproduction issu de ces femelles reproductrices ne pourra être évalué qu’en 2018. De plus, la mortalité est à son plus faible depuis 1993 ce qui indique un certain succès des mesures de protection. Toutefois l’abondance tarde à augmenter.

Les mesures de protection

La relève de 2013 est demeurée stable puisque 1993 alors qu’elle aurait dû augmenter en raison des mesures de protection. Les causes possibles de ce phénomène sont : la présence d’achigan à grande bouche depuis 2006 pourrait diminuer la survie des œufs et des larves, limitant le recrutement ; le marnage entre la ponte des œufs (en octobre) et leur éclosion (en avril) pourrait faire geler ou assécher les œufs ; une température élevée de l’eau après la pointe pourrait favoriser la production d’algues sur les roches (périphyton) et étouffer les œufs en les recouvrant ou consommer l’oxygène dont les œufs ont besoin lorsque les algues se décomposent.

La nourriture ne semble pas être un facteur à l’égard de l’abondance de la relève. Malgré la diminution du cisco de lac, celui-ci est encore très abondant. De plus, plusieurs autres poires sont disponibles. Il ne semble pas y avoir une surabondance de grands corégones qui aurait pu causer des problèmes de compétition et de prédation pour les œufs et les jeunes touladis.

La conclusion

La population de touladis du lac des Trente-et-un-Milles demeure en mauvais état, malgré les mesures réglementaires mises en place. Elle semble souffrir d’un manque de recrutement qui poourrait être dû à une combinaison de facteurs comme la gestion des nivaux d’eau, des habitats de fraye en détérioration et l’introduction d’un compétiteur et prédateur, l’achigan à grande bouche. Ces causes possibles feront l’objet de validations sur le terrain. Le lac des Trente-et-un-Milles continuera de faire l’objet d’un suivi régulier par l’entremise du réseau de suivi québécois.


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Jean Lacaille

Journaliste couvrant l'actualité dans la Vallée-de-la-Gatineau depuis près de 40 ans

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